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23 septembre 2020
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#ActuairesActifs : Solidarité assurantielle et solidarité épidémique : deux usages des statistiques

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Prendre de la hauteur. Une nécessité impérieuse dans le travail actuariel, en particulier face à des risques émergents. Alors que la survenance subite et violente de la pandémie met à l’épreuve les modèles, Laurence Barry questionne certains fondamentaux.

Qui nous parle ?

Actuaire certifiée IA et philosophe, Laurence Barry est cotitulaire de la chaire PARI (Projet de Recherche pour l’Appréhension des Risques et des Incertitudes – ENSAE/Sciences Po). Ancienne élève de l’École polytechnique, statisticienne économiste de l’ENSAE et actuaire qualifiée, Laurence est également titulaire d’un doctorat en science politique. Elle mène aujourd’hui de front des projets académiques et de conseil. Au sein de PARI, elle analyse l’impact du big data sur les mécanismes d’assurances. 

De quoi ?

Les statistiques et les probabilités ont émergé comme objet de savoir à la fin du 17e siècle grâce au travail de Graunt sur les registres de la peste. On connaît l’importance des statistiques pour les mécanismes assurantiels : la régularité des phénomènes aléatoires lorsqu’appréhendés au plan collectif, rend ces derniers – ou certains d’entre eux – assurables, la frontière de l’assurabilité évoluant elle-même avec les données et le savoir. Peut-on cependant déduire de cette origine commune une affinité entre assurance et épidémie, voire une assurabilité de l’épidémie ? En examinant les premiers modèles épidémiologiques, nous verrons qu’en réalité ils s’appuient sur des hypothèses opposées à celles à l'œuvre dans les mécanismes de mutualisation des risques : épidémie et assurance impliquent en fait deux formes distinctes, mais complémentaires, de la solidarité. 

Quand ?

Mardi 10 novembre 2020, à 9h30. 

Où ?

Par webconférence.

  

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