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25 octobre 2019

4 Questions à Pierre Thérond

Rencontre avec Pierre Thérond, Président de la Commission comptabilité et communication financière de l’Institut des actuaires :

4 QUESTIONS À ... 

  

Pierre Thérond
Président de la Commission comptabilité et communication financière

 

 

En quoi consiste le rôle de Président de commission ?

Dans une organisation qui repose, en grande partie, sur le bénévolat des membres, il y a peut-être autant de rôles de président de commissions que de présidents. À mon sens, le rôle du président de commission est de donner de l’élan, de structurer les groupes de travail en cohérence avec les forces en présence (les contributeurs !), d’avoir une vision de marché des sujets traités et d’être en échange et en coordination tant avec les autres présidents de commission qu’avec la gouvernance de l’Institut. Sur ce dernier sujet, la nouvelle organisation mise en place par l’Institut a facilité les choses au travers de l’instance de coordination, qui se réunit mensuellement.

  Comment s’organise la commission ?


La Commission comptabilité et communication financière s’articule autour de trois groupes de travail thématiques :

  • Comptabilité des assurances (responsable Jean-Marc Bondiaux),
  • IFRS 17 (responsable Pierre Thérond),
  • Engagements sociaux (responsable Jérôme Sander), nouvellement créé.

Chaque groupe de travail a une grande liberté d’organisation en fonction de son actualité, du nombre de ses membres, de leur activité… À titre d’exemple, le GT Comptabilité des assurances fonctionne davantage en mode task force en fonction des sujets qui émergent à l’Autorité des Normes Comptables alors que le GT Engagements sociaux se réunit régulièrement.

Le GT IFRS 17 est un cas un peu spécial : il comporte de très nombreux membres (plus de 120) et s’organise en sous-GT thématiques (6 en ce moment). Il a aussi cela de particulier qu’il traite de sujets normatifs, notamment dans le cadre des consultations de l’EFRAG ou de l’IASB, mais également de sujets plus opérationnels (les projets étant déjà avancés chez un certain nombre d’acteurs de la place). Pour autant, la capacité à réunir des actuaires, déjà bien occupés par leurs activités, reste problématique. Nous essayons des choses mais il n’est pas rare que des réunions de sous-GT se tiennent à 4 ou 5.

 

                

    

Quelles sont les principales contributions récentes des groupes de travail de la commission ?

Elles sont de plusieurs natures :

  • Des contributions aux évolutions normatives que ce soit en comptabilité française ou en IFRS. À titre d’exemple, en comptabilité des assurances, au travers de notre contribution à l’ANC dans la création du règlement ANC n° 2015-11 et les amendements intervenus depuis. Sur le volet IFRS, nous participons à des travaux de place (ex : ANC, AAE ou AAI) et répondons aux consultations de l’IASB et de l’EFRAG sur les sujets impactant les assureurs (ex : IFRS 9 et IFRS 17)
  • Des contributions à la mise en œuvre opérationnelle des évolutions normatives au travers de documents de synthèse sur les possibilités d’implémentation de tel ou tel type de disposition.
  • La diffusion aux membres de l’Institut, notamment au travers de manifestations telle que la conférence-débat sur IFRS 17 fin 2017 ou encore 100 % Actuaires en 2018.

 

   

Pourquoi vous impliquez-vous à l’Institut des actuaires ?

Sur les bancs de l’ISFA, j’avais eu la chance de voir le Président d’alors (François Delavenne) nous présenter l’Institut des actuaires qui réunissait enfin la profession dans un organisme unique. Dès le début de ma carrière, j’ai éprouvé le besoin et l’envie de participer aux travaux des commissions (les commissions Solvabilité II et comptable, en particulier). J’étais souvent le plus jeune dans ces réunions, j’avais le sentiment d’être privilégié. Cela donnait aussi des responsabilités : contribuer, à ma mesure, aux travaux du groupe pour montrer que j’avais ma petite pierre à apporter à l’édifice ! Et il n’y a pas de secret, c’est en produisant que l’on apprend, que l’on progresse. Les travaux de l’Institut, c’est aussi l’occasion de rencontrer des actuaires qui évoluent dans d’autres environnements, qui ne sont pas de la même génération. Autant de rencontres enrichissantes et, le plus souvent, sympathiques !